Un premier contact placé sous le signe de l'écoute et du « Byenbonjou »
Installé depuis deux mois en Guadeloupe après sept années passées au ministère de l’Intérieur à Paris et de précédentes missions préfectorales et diplomatiques (notamment en Inde), Clément Rouchouse aborde sa mission en Basse-Terre avec humilité et volonté de proximité.
Dès ses premiers mots face à la caméra de notre reporter Mario Lembert (MTPT), le haut fonctionnaire a tenu à marquer son ancrage local :
« Quand je suis arrivé, je me suis dit comment on se présente… et “Byenbonjou”, c’est évidemment le mot qui vient d’abord en tête. C’est comme ça qu’on se présente, c’est comme ça qu’on tend la main. Je suis accueilli par les Guadeloupéens, et la principale chose à faire, c’est de serrer la main qui nous est tendue. »
Cette poignée de main s'est concrétisée ce 1er septembre sur les hauteurs de Saint-Claude, à travers une visite de terrain dense aux côtés des acteurs institutionnels et de la municipalité.
Entre splendeur patrimoniale et urgences du quotidien
Saint-Claude concentre des atouts uniques mais aussi des défis majeurs partagés par de nombreuses communes de l'archipel et de l'Hexagone :
- Un pôle environnemental et universitaire majeur : Porte d'entrée de la Soufrière, point culminant des Petites Antilles et cœur du Parc National, Saint-Claude bénéficie d'une richesse scientifique, géologique et touristique exceptionnelle. Elle accueille également une importante population étudiante grâce au campus de l'Université des Antilles.
- Des fractures sociales et structurelles à combler : Au-delà de cette vitrine naturelle, la commune fait face à des contraintes lourdes en matière de sécurité, de précarité sociale et d'habitat. La résorption de l'habitat insalubre (RHI), la sécurisation des réseaux d’adduction en eau potable et l’électrification des zones enclavées figurent parmi les urgences identifiées.
Une alliance État-Département-Région aux côtés du Maire
Pour répondre à ces dossiers complexes, le secrétaire général insiste sur l’absolue nécessité du jeu collectif. Le maire, premier garant de l'aménagement et de la sécurité de sa commune, doit pouvoir compter sur une chaîne solidaire :
- Le Département, acteur de premier plan pour les voiries, l’accompagnement social des familles et le développement touristique ;
- La Région, mobilisée sur les équilibres économiques et régionaux ;
- L’État, qui intervient sur trois leviers décisifs :
- L’ingénierie de projet : aider la collectivité à concevoir des dossiers robustes en intégrant les contraintes environnementales, sécuritaires et humaines ;
- Le cofinancement : apporter le soutien budgétaire indispensable via les dotations et les fonds dédiés ;
- Le cadre réglementaire : veiller à la conformité des aménagements face aux risques naturels tout en protégeant les populations.
« La Soufrière est un volcan en activité : cela implique des risques, mais aussi une formidable opportunité. Nous serons là pour accompagner le maire dans le montage des projets afin que toutes les contraintes soient anticipées et que les habitants voient concrètement les améliorations dans leur quotidien. » — Clément Rouchouse
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